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Vivium élargit ses horizons grâce à un pilote de drone professionnel
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Les drones dans le secteur des assurances : une logique encore loin d'être évidente

Aux Etats-Unis, le transporteur UPS a récemment reçu l'autorisation de l'autorité de l'aviation pour effectuer des livraisons avec des drones, sur les sites d'hôpitaux, d'universités ou d'entreprises, sous réserve de certaines restrictions. D'autres géants comme Uber et Amazon effectuent de nombreux tests afin d'améliorer l'efficacité et la rentabilité des drones.

Mais qu'en est-il du secteur des assurances ? Celui-ci est hésitant : si les applications sont multiples, la réglementation reste complexe et les obstacles pratiques sont nombreux. Vivium a toutefois décidé de rejoindre le mouvement.

Une passion pour la technologie, mais pas pour les hautes échelles

Gilbert Kindt, expert principal chez Vivium, a commencé à s'intéresser aux drones en vacances, grâce à des amis suisses, et après avoir regardé l'émission consacrée aux voyages Rond de Noordzee sur la chaîne één, qui propose de nombreuses images magnifiques de la côte, captées par des drones.

Pour déterminer dans quelle mesure un drone pouvait l'aider dans ses tâches d'expert, mais aussi pour comprendre les risques d'assurance liés aux drones, Gilbert s'est lui-même mis aux manettes. Le potentiel est vite devenu évident pour lui.

« Avec un drone, on peut voir avec précision l'état d'un bâtiment à assurer et éventuellement donner des conseils au propriétaire, peut-être même avec une belle photo aérienne en prime... Les drones se prêtent aussi très bien à l'évaluation de dégâts agricoles, ou de la pollution par l'amiante dans une zone déterminée, après un accident dans une entreprise, par exemple. Autre avantage : je n'aime pas trop les échelles hautes, donc si un drone peut aller vérifier à ma place si les dégâts des eaux dans la maison d'un client ont bien été causés par une gouttière bouchée, c'est toujours bon à prendre... »

Si tout se passe comme prévu, Gilbert sera détenteur d'une licence de pilote de classe 1a en mars 2020, ce qui lui permettra d'effectuer des vols de drone à des fins professionnelles. Entre-temps, il a déjà réussi l'examen théorique de la Direction générale du Transport aérien.

Pionnier sur le marché

Avec son propre pilote de drone professionnel à bord, Vivium se profile comme pionnier sur le marché belge. En effet, bien que les drones soient utiles à l’assureur dans de nombreuses situations, peu de compagnies ont commencé à les utiliser. Ceci s'explique par la difficulté d'obtenir la licence de pilote requise, mais aussi parce que l'utilisation des drones est très strictement réglementée. Notre expert principal donne son avis sur la question.

« Pour pouvoir voler avec un drone professionnel à proximité d'obstacles ou d'un groupe de personnes, vous devez d'abord demander une licence à la Direction générale Transport aérien (DGTA). Vous n'obtenez cette licence qu'après un examen médical évaluant principalement votre audition, votre vue et votre capacité de réaction, et après une série de tests théoriques et pratiques. Pour réussir ces tests, vous devez suivre des formations approfondies avec un instructeur agréé. Vous y exercez vos compétences de vol et apprenez tout ce qu'il faut savoir sur la technologie des drones, l'aérodynamique, la météorologie, la navigation et, last but not least, sur la réglementation aérienne et la législation sur la vie privée. Les nouvelles règles européennes entreront d'ailleurs en vigueur le 1er juillet 2020. A compter de cette date, les drones devront être équipés de plusieurs dispositifs de sécurité supplémentaires et, dans les zones d'interdiction de vol, ils ne pourront même plus décoller. L'altitude de vol des drones amateurs passera également à 120 mètres. Je me ferai un plaisir de vous en dire plus à ce sujet une prochaine fois... »

Réglementation stricte et impact de la météo

« Même si votre brevet d'utilisation professionnelle, vos immatriculations auprès de la DGTA et assurance responsabilité civile obligatoires, votre certificat médical, votre carnet de vol et toutes les autres formalités sont en règle, vous ne pouvez pas faire décoller votre drone n'importe où et n'importe quand. Un drone ne peut en aucun cas voler plus haut que 90 mètres et doit toujours rester dans le champ de vision du pilote, ou du moins d’un observateur. Vous devez toujours vérifier préalablement s'il n'y a pas d'interdiction de vol à l'endroit où vous voulez utiliser votre drone et, si nécessaire, demander une permission ou une dérogation. Vous pouvez le faire en ligne ou via une application. Et quand tout est enfin en ordre pour une mission déterminée, il se peut que, au lieu de rendez-vous, vous vous rendiez compte que votre drone ne peut pas décoller parce qu'une interdiction de vol a été prononcée à la dernière minute ou que les conditions environnementales posent problème... », explique Gilbert Kindt.

Préparer l’avenir

Malgré les nombreuses difficultés légales et pratiques, Gilbert continue de tout préparer pour que Vivium puisse utiliser des drones dès l'année prochaine.

« Notre équipe est encore en phase préparatoire. Nous examinons ensemble comment les drones peuvent nous aider. Le législateur nous oblige par ailleurs à rédiger un manuel opérationnel qui devra inclure un inventaire de toutes les situations possibles dans lesquelles nous voudrions utiliser des drones. L'exhaustivité y est une nécessité, car chaque dérogation demandée par la suite coûtera de l'argent. Je consacre également beaucoup de temps au transfert de mes connaissances, parce que je prendrai ma pension d'ici deux ans. Heureusement, quelques jeunes collègues sont prêts à prendre la relève et Vivium n'abandonnera pas ses ambitions aériennes après mon départ... Avec notre équipe, nous restons à l'affût de toutes les nouvelles tendances qui s'annoncent et explorons les opportunités et défis qu'elles offrent pour notre profession. C'est à la fois la meilleure façon d'avancer et la seule ! »

Conseils de notre expert en drones

S'il vous arrive de temps à autre de faire voler un drone, notre expert principal vous donne les conseils suivants :

Avant et pendant votre vol :

  • Un grand classique : avant de voler, lisez d'abord attentivement le mode d'emploi !
  • Ne volez pas dans les lieux publics.
  • Vous avez un drone à usage récréatif ? Ne volez pas plus haut que 10 mètres.
  • Ne volez pas trop près des bâtiments ou des arbres. Les flux d'air y sont souvent instables, ce qui peut vous faire plus vite perdre le contrôle de votre drone et, dans le pire des cas, entrer en collision avec l'obstacle.
  • Installez l'application Droneguide et planifiez vos vols.
  • Vous volez en pleine nature ? Dans ce cas, vérifiez à qui appartient le terrain d'où vous décollez et demandez la permission au propriétaire.
  • Pendant le vol, vous entendez soudain le bruit d'un autre objet volant (avion, hélicoptère, ULM...) ? Ramenez immédiatement votre drone au sol.
  • Votre écran indique que vous devez calibrer votre drone ? Faites-le ! Calibrer signifie que vous réglez (à nouveau) le homepoint de votre drone en fonction de l'endroit d'où vous décollez.

En vacances :

  • Si vous prenez votre drone dans l'avion, rangez vos batteries dans votre bagage à main, de préférence dans un sac à batteries ignifuge que vous pouvez acheter séparément. Une batterie au lithium qui s'enflamme est difficile à éteindre et il y a déjà eu de nombreux incidents en vol.
  • Assurez-vous que vous avez bien le droit de prendre votre drone avec vous dans votre pays de destination, car c'est interdit dans certains pays. Des drones ont déjà été saisis dans des aéroports à Cuba, en Turquie, au Maroc et en Thaïlande.
  • Dans de nombreux pays, dont les Etats-Unis, l'Allemagne, le Brésil ou le Vietnam, vous pouvez utiliser votre drone à condition de l'enregistrer au préalable ou de remplir d'autres formalités. Les règles variant considérablement d'un pays à l'autre, faites quelques recherches avant de partir.
  • Assurez-vous de disposer des cartes nécessaires indiquant où vous pouvez voler. Par exemple, tous les parcs nationaux en Amérique sont des zones d'exclusion aérienne !

Vos batteries :

  • Ne chargez pas les batteries de votre drone sans surveillance. Les drones, comme les voitures électriques, sont équipés de batteries au lithium qui ne sont pas très stables et présentent un risque d'incendie.
  • Si les batteries de votre drone vous semblent froides, laissez-les s'échauffer un peu avant de les utiliser. Si vous ne le faites pas, votre drone risque de ne pas décoller.

Un accident :

  • Votre drone s'est écrasé contre quelque chose ou est tombé ? Vérifiez que les hélices ne sont pas endommagées et remplacez-les immédiatement si nécessaire.
  • Contrôlez le(s) moteur(s) de votre drone après chaque collision ou chute. L'un des moteurs semble plus chaud que l'autre ? Alors il est endommagé et vous ne pouvez plus voler : votre drone doit être mis en maintenance.

Une assurance pour votre drone ?

Si vous volez de temps à autre avec un drone pendant vos temps libres et que votre appareil ne pèse pas plus d'un kilo, vous être automatiquement assuré par votre assurance familiale lorsque vous l'utilisez.

Vous utilisez un drone dans l'exercice de votre profession ou votre drone à usage récréatif pèse plus d'un kilo ? Dans ce cas, vous êtes dans l'obligation légale de souscrire une assurance responsabilité, depuis le 25 avril 2016. Votre courtier se fera un plaisir de vous fournir de plus amples informations à ce sujet.

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