1. Dois-je souscrire une épargne-pension ? Quand vaut-il mieux commencer ?

Oui, il vaut mieux que vous souscriviez une épargne-pension. Votre pension légale sera en effet nettement inférieure à votre dernier revenu. En moyenne, vous atteindrez 40 %. Vous avez donc tout intérêt à constituer une épargne complémentaire au préalable afin de pouvoir conserver votre niveau de vie après votre départ à la retraite.

N'oubliez pas non plus que l'épargne-pension est fiscalement encouragée par les pouvoirs publics. Vous pouvez déduire les primes de vos impôts, si bien que pour chaque investissement de 100 euros, vous payez environ 30 euros d'impôts en moins. Vous bénéficiez ainsi d'un rendement intéressant.

Mieux vaut, par conséquent, s'atteler le plus tôt possible à la constitution individuelle d'une pension complémentaire. L'épargne suit en effet une logique simple : plus vous épargnez longtemps, plus le montant constitué sera important lorsque vous partirez à la retraite.

2. Puis-je calculer à l'avance ma pension légale ?

Pour calculer votre pension légale, vous avez besoin de trois données : la durée de votre carrière, vos revenus durant votre carrière et votre situation familiale lors de votre départ à la retraite.

Il est donc pratiquement impossible de calculer exactement votre future pension à mi-chemin de votre carrière. Mais une projection basée sur les données connues actuellement peut déjà vous donner une idée assez correcte.

Votre courtier vous conseillera volontiers.

3. Combiner différentes formes d'épargne-pension ?

Vous pouvez souscrire une épargne-pension individuellement par le biais d'un fonds d'épargne-pension (via votre banque) ou d'une assurance épargne-pension (via votre assureur).

Vous pouvez souscrire les deux produits d'épargne, mais vous ne pouvez effectuer des versements et bénéficier des avantages fiscaux correspondants que sur l'un des deux dans le même exercice d'imposition.

Vous pouvez toutefois combiner l'épargne-pension individuelle avec une forme d'épargne à long terme ou avec une pension complémentaire collective ou individuelle, par exemple une assurance de groupe.

4. Fonds d'épargne-pension ou assurance épargne-pension ?

Un fonds de pension est un fonds de placement créé spécifiquement pour l’épargne-pension. A long terme, il peut rapporter un rendement plus élevé. Mais vous courez également un risque plus élevé puisque votre mise n’est pas protégée.

Via une assurance épargne-pension, vous avez le choix. Soit vous épargnez dans un environnement sûr (Branche 21) : vous recevez dans ce cas un taux d’intérêt garanti sur votre prime d’épargne. Soit vous investissez une partie de votre prime en bourse : vous épargnez donc en partie dans un fonds de placement de la Branche 23. Le rendement du fonds sélectionné dépend des résultats de la bourse. Vous pouvez combiner Branche 21 et Branche 23 dans une seule et même assurance épargne-pension. Vous limitez ainsi le risque tout en profitant de la plus-value que la bourse peut générer.

Qu’il s’agisse d’un fonds d’épargne-pension ou d’une assurance épargne-pension, vous pouvez toujours déduire les primes versées de votre revenu imposable.

5. Les conditions à remplir pour bénéficier d'une réduction d'impôts dans le cadre de l'épargne-pension ?

  • Vous êtes une personne physique. Par exemple, une asbl ne peut pas souscrire une épargne-pension.
  • Vous habitez en Belgique.
  • Vous avez 18 ans au minimum et moins de 65 ans. L'épargne-pension peut se faire jusque dans l'année civile de votre 64e anniversaire.
  • Vous avez un revenu imposable.
  • Votre contrat d'épargne-pension satisfait aux dispositions en vigueur.
  • Vous mentionnez les primes versées dans votre déclaration fiscale.

Si vous ne répondez pas à ces conditions, vous ne pouvez pas bénéficier (de manière optimale) de la réduction d'impôts pour l'épargne-pension.

6. Différents plans de pension dans la même année ?

Oui, mais vous ne pouvez conclure qu'une seule assurance épargne-pension par assureur.

Reste toutefois à savoir si vous pourrez également bénéficier d'avantages fiscaux pour tous vos plans de pension. En effet, en 2014 (exercice d'imposition 2015), vous pouvez déduire 940 euros au maximum de l'impôt sur vos revenus.

Mieux vaut donc consulter préalablement votre courtier.

7. Quelle est la déduction maximale dans le cadre de l'épargne-pension ?

Le montant qui entre en ligne de compte pour une réduction d'impôts dans le cadre de l'épargne-pension est indexé chaque année. Pour l'exercice d'imposition 2015 (revenus 2014), vous pouvez déclarer une prime de pension de 940 euros au maximum.

En échange, vous recevez au moins 282 euros de la part du fisc sous la forme d'une réduction d'impôts. L'avantage fiscal s'élève en effet à 30 % de votre prime de pension ; le tout, majoré des taxes communales.

8. Puis-je prélever anticipativement le montant épargné pour ma pension ?

Oui, vous pouvez prélever anticipativement le montant épargné pour votre pension. Parfois, cela engendre une imposition de 33 % au lieu de 8 %.

Deux exemples dans lesquels vous ne devez pas payer ce
33 % :

  • lorsque votre contrat a débuté avant votre 55e anniversaire et si vous prélevez le montant après vos 60 ans ;
  • lorsque votre contrat a débuté après votre 55e anniversaire et si vous prélevez le montant après le dixième anniversaire de votre premier versement.

Deux exemples dans lesquels vous devez payer ce 33 % :

  • lorsque votre contrat a débuté avant votre 55e anniversaire, que vous prélevez le montant avant votre 60e anniversaire et que vous ne partez pas encore à la retraite ;
  • lorsque votre contrat a débuté après votre 55e anniversaire et que vous prélevez le montant avant votre 60e anniversaire.

Pour connaître les détails quant à votre situation spécifique, il convient de prendre contact avec votre courtier.

9. Qu'entend-on par 'prélèvement anticipatif à l'âge de 60' ?

A votre 60e anniversaire, vous payez un impôt final unique de 8 % sur le capital placé et les intérêts garantis. Ce prélèvement anticipatif est un impôt définitif. Ensuite, il n'y a donc plus aucune imposition supplémentaire.

Plusieurs conditions sont toutefois liées à l'impôt final avantageux :

  • votre assurance ou compte épargne-pension existe depuis au moins dix ans ;
  • vous avez effectué un versement au cours de cinq années différentes au minimum ;
  • chaque versement est maintenu pendant au moins cinq ans.

Vous pouvez continuer à épargner après votre 60e anniversaire. Pour l'épargne-pension, vous pouvez le faire jusqu'à l'année de votre 64e anniversaire. Pour l'épargne à long terme, vous pouvez continuer après votre 64e anniversaire.

Sur tous les versements que vous effectuez après votre 60e anniversaire, vous continuez à bénéficier d'avantages fiscaux, mais ils seront eux exempts d'impôt.

10. Y a-t-il une différence fiscale entre l'épargne-pension et l'épargne à long terme ?

Pour l'épargne-pension et l'épargne à long terme, vous pouvez déduire le même pourcentage de votre revenu imposable. A ce niveau, elles sont donc identiques. Le pourcentage précis s'élève à 30 %, en fonction de votre revenu et des taxes communales.

Pour l'épargne-pension, vous pouvez déduire au maximum 940 euros, alors que pour l'épargne à long terme, le maximum est de 2.260 euros.

En revanche, dans la pratique, seules les personnes sans crédit habitation peuvent bénéficier de la plus grande déduction fiscale pour l'épargne à long terme.

Ceci en raison du fait que la corbeille fiscale pour la déduction en cas d'épargne à long terme est la même que la corbeille pour l'habitation propre et unique, appelée le bonus habitation. Vous ne pouvez donc pas additionner les deux systèmes (le bonus habitation et l'épargne à long terme). Le fisc vous oblige à choisir.

11. Sous quelle rubrique puis-je indiquer mon épargne-pension dans ma déclaration ?

Dans la déclaration fiscale, monsieur peut déclarer 940 euros au maximum sous la rubrique 1361 et madame peut faire de même sous la rubrique 2361. Il s'agit du montant maximum que vous pouvez verser dans l'épargne-pension auprès du même assureur ou établissement bancaire (revenus 2014, exercice d'imposition 2015).

Ce montant, multiplié par 30 %, est déduit, en tant que réduction, de vos impôts dont vous êtes redevable. Etant donné que vous ne payez pas non plus de taxes communales sur ce montant, votre réduction fiscale réelle est généralement supérieure (entre 32 % et 34 %, en fonction de vos revenus et de votre domicile).

 

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